Ouvrir une entreprise de taxi en Wallonie
Le parcours officiel, du projet à la licence communale, vérifié auprès du SPW et du SPF Économie.

Comment créer une entreprise de taxi en Belgique depuis la Wallonie ?
Pour ouvrir un taxi en Wallonie, créer une entreprise ne suffit pas. Il faut aussi prouver la compétence du gestionnaire de transport, obtenir le certificat régional d’accès à la profession, puis une licence communale pour chaque véhicule. Toute personne qui conduit doit disposer de son propre certificat de capacité.
Les formalités de création d’entreprise relèvent du cadre belge, tandis que l’accès au métier de taxi relève de la Région. Une personne qui souhaite devenir taxi indépendant en Wallonie doit donc combiner l’inscription de son activité à la BCE avec les autorisations du SPW et de la commune. Les procédures ne sont pas identiques à Bruxelles ou en Flandre.
Le nombre de taxis de station et de taxis de rue est encadré séparément, à raison d’un véhicule par 1 500 habitants. La Commission du transport rémunéré de personnes réexamine ces nombres chaque année. La commune peut donc vous renseigner sur les licences disponibles et son règlement local.
Choisir entre taxi de station et taxi de rue
La licence vous demande de choisir un type de service. Ce choix détermine le matériel du véhicule et la manière dont les courses vous parviennent.
Taxi de station
Il peut prendre en charge depuis les emplacements prévus. Le véhicule est équipé d’un taximètre, ou d’un équipement agréé qui remplit les mêmes fonctions, et d’une enseigne lumineuse sur le toit.
Taxi de rue
Il est exploité exclusivement au moyen d’un service d’intermédiation électronique de transport agréé. La licence reste délivrée par la commune pour le véhicule concerné.
Une activité de navette aéroport, de cérémonie ou de transport de personnes à mobilité réduite peut relever du transport à finalité spéciale, avec une autorisation différente. Décrivez votre projet à la Cellule Taxis ou à la commune avant de choisir la procédure.
Suivre la formation et réussir l’examen
L’exploitant doit désigner un gestionnaire de transport qui apporte la qualification professionnelle. Cette personne suit la formation obligatoire en ligne et passe l’examen du SPW pour obtenir une attestation de validité de compétences.
- L’inscription à l’examen entraîne automatiquement l’inscription à la formation préalable.
- L’examen est organisé chaque mois, sauf en juillet et en août.
- Le seuil de réussite est fixé à 10/20.
- La redevance officielle annoncée est de 50 euros.
Vous pouvez réaliser cette démarche avant ou pendant la préparation de l’entreprise, mais l’entreprise devra être active à la BCE pour demander le certificat d’accès à la profession.
Créer l’entreprise avec un établissement en Wallonie
Vous pouvez travailler en personne physique ou créer une société. Dans les deux cas, l’activité doit être inscrite à la Banque-Carrefour des Entreprises avant le démarrage. Le SPW précise que l’entreprise doit être active avec le code NACE 49.330.
L’exploitant doit aussi disposer d’un établissement stable et effectif en Région wallonne. Les originaux des principaux documents de l’entreprise, sur papier ou sous forme électronique, doivent y être accessibles pour un contrôle.
À régler avec le guichet d’entreprises et votre comptable
- Choisir entre entreprise individuelle et société.
- Inscrire l’entreprise, son unité d’établissement et l’activité correcte à la BCE.
- S’affilier à une caisse d’assurances sociales avant l’activité indépendante.
- Vérifier l’assujettissement et activer le numéro de TVA si nécessaire.
- En cas d’engagement, prévoir l’identification ONSS et les déclarations Dimona.
Obtenir le certificat d’accès à la profession
La demande se fait ensuite dans Mon Espace. Le certificat est délivré par le Gouvernement wallon à l’exploitant. Il vérifie quatre familles de conditions : l’établissement, la moralité, la solvabilité et le respect des obligations fiscales et sociales, ainsi que la qualification professionnelle.
Le dossier reprend notamment le numéro BCE, le code d’activité, l’identité du gestionnaire de transport, son extrait de casier judiciaire de moins de trois mois et son attestation de validité de compétences. Des attestations ou déclarations sont également demandées pour les obligations sociales, les véhicules et la future assurance en responsabilité civile pour le transport rémunéré de personnes.
Préparer le véhicule et ses justificatifs
La licence est attachée à un véhicule précis. Pour la demander, vous devez notamment pouvoir fournir :
- le certificat d’immatriculation du véhicule ;
- le dernier certificat de contrôle technique pour l’usage taxi ;
- l’attestation d’assurance couvrant le transport rémunéré de personnes et la carte internationale d’assurance ;
- la facture d’achat ou le contrat de financement, avec la preuve du respect des mensualités.
La limite est atteinte sept ans après la première immatriculation pour un véhicule classique. Elle est portée à dix ans pour un véhicule adapté au transport de personnes voiturées et pour un véhicule à zéro émission électrique ou hydrogène.
Demander la licence d’exploitation à la commune
Une fois le certificat d’accès obtenu et le véhicule prêt, adressez la demande à la commune dans laquelle vous souhaitez exploiter. La demande identifie l’exploitant, le gestionnaire, le type de taxi, chaque véhicule et ses lieux de stationnement hors service.
Pour un dossier complet, la commune envoie un accusé de réception dans les quinze jours ouvrables et le collège prend sa décision dans les soixante jours ouvrables. Une redevance annuelle peut être demandée, avec un maximum réglementaire de 500 euros par licence.
Le Gouvernement wallon conserve un contrôle sur la décision communale. Une licence accordée peut être annulée dans les trente jours ouvrables qui suivent la réception du dossier par le Gouvernement si elle ne respecte pas la réglementation.
Obtenir le certificat de capacité pour conduire
Le certificat d’accès à la profession autorise l’exploitation. Il n’autorise pas à conduire. Chaque chauffeur, y compris l’exploitant s’il prend le volant, demande un certificat de capacité à la commune où il exerce.
- Avoir au moins 21 ans.
- Posséder un permis B valable.
- Disposer d’une attestation d’aptitude à la conduite, sauf mention équivalente sur le permis.
- Répondre aux conditions de moralité et fournir un extrait de casier de moins de trois mois.
Le certificat est revalidé chaque année auprès de la commune, entre le 1er janvier et le 31 mars. Un chauffeur actif dans plusieurs communes doit disposer du certificat de chacune d’elles.
Organiser l’exploitation avant la première course
Les autorisations obtenues, il reste à mettre en place la gestion quotidienne : documents à bord, tarifs et équipement correspondant au type de taxi, feuille de route, suivi des paiements et archivage.
Depuis le 1er décembre 2024, la feuille de route journalière peut être électronique. Elle doit reprendre les indications du modèle officiel, rester consultable en tout temps et être conservée au siège pendant au moins trois ans.
BeDriver commence là où les autorisations s’arrêtent.
L’application n’obtient pas votre licence et ne remplace pas la commune ou le SPW. Elle vous aide ensuite à enregistrer les véhicules et leurs licences, inviter les chauffeurs, encoder les courses sur téléphone, clôturer les feuilles et les exporter en PDF ou Excel.
Les mêmes courses alimentent les recettes, les modes de paiement et les montants à facturer. Vous évitez de reconstruire la journée dans Excel après le service.
Essayer BeDriver14 jours sans carte bancaire.- Une saisiede la course à la feuille de route
- PDF et Excelpour contrôler et archiver
- Flotte et chauffeursdans un espace séparé par société
Quel budget et quel délai prévoir ?
Il n’existe pas de montant officiel unique pour « ouvrir un taxi ». Les coûts les plus lourds dépendent du véhicule, de l’assurance, du financement et de l’équipement. Les montants administratifs publiés permettent toutefois de préparer une première enveloppe.
- Formation et examen du gestionnaire
- 50 €
- Certificat d’accès à la profession
- Gratuit
- Inscription BCE avec une unité d’établissement
- 111,50 € au début de 2026, montant indexé
- Licence communale par véhicule
- Jusqu’à 500 € par an
- Certificat de capacité du chauffeur
- Redevance éventuelle fixée par la commune
Ajoutez le contrôle technique, l’immatriculation, l’assurance professionnelle, le taximètre et l’enseigne pour un taxi de station, ainsi que les frais de constitution et d’accompagnement comptable. Demandez des devis avant de finaliser le plan financier.
Questions fréquentes sur la création d’une entreprise de taxi
Comment créer une entreprise de taxi en Belgique ?+
La création de l’entreprise suit d’abord les formalités belges : choix entre entreprise individuelle et société, compte professionnel, inscription à la BCE, affiliation sociale et identification à la TVA si nécessaire. Les autorisations de taxi sont ensuite régionales. Pour une activité établie en Wallonie, il faut suivre les démarches du SPW et demander la licence à la commune concernée. Bruxelles et la Flandre appliquent leurs propres procédures.
Comment devenir taxi indépendant en Wallonie ?+
Vous pouvez exercer en entreprise individuelle ou par l’intermédiaire d’une société. Dans les deux cas, l’entreprise doit être active à la BCE avec le code NACE 49.330, disposer d’un établissement stable en Wallonie, obtenir le certificat d’accès à la profession puis une licence communale pour chaque véhicule. Si vous conduisez vous-même, il faut aussi votre certificat de capacité de chauffeur.
Faut-il créer une société pour ouvrir un taxi ?+
Non. Les sources officielles permettent de démarrer en personne physique ou sous la forme d’une société. Le choix influence notamment la responsabilité, la comptabilité, la fiscalité et les frais de constitution, mais il ne supprime aucune des autorisations propres au secteur du taxi. Faites valider le choix par un guichet d’entreprises et un comptable.
Quel code NACE faut-il pour une entreprise de taxi ?+
Le SPW précise que l’entreprise doit être active à la Banque-Carrefour des Entreprises avec le code NACE 49.330 avant la demande de certificat d’accès à la profession. Demandez au guichet d’entreprises de vérifier que l’activité et l’unité d’établissement sont correctement enregistrées.
Où demander une licence de taxi en Wallonie ?+
La demande de licence de taxi de station ou de taxi de rue est adressée à la commune dans laquelle vous souhaitez exploiter. Contactez cette commune avant l’achat ou le financement du véhicule afin de vérifier son règlement, les licences disponibles et les documents locaux éventuels.
Peut-on commencer à rouler dès que l’entreprise est inscrite à la BCE ?+
Non. L’inscription à la BCE ne remplace ni le certificat régional d’accès à la profession, ni la licence communale attachée au véhicule, ni le certificat de capacité du chauffeur. Ces autorisations doivent être obtenues avant l’exploitation.
Quelle différence entre le certificat d’accès à la profession et le certificat de capacité ?+
Le certificat d’accès à la profession concerne l’exploitant et son gestionnaire de transport. Le certificat de capacité autorise une personne à conduire un taxi dans une commune. Un indépendant qui exploite et conduit lui-même peut donc avoir besoin des deux.
Combien de temps faut-il pour ouvrir un taxi en Wallonie ?+
Il n’existe pas de délai total garanti. L’examen du gestionnaire est organisé chaque mois sauf en juillet et août. Pour un dossier complet, le SPW annonce trente jours ouvrables pour le certificat d’accès et la commune dispose de soixante jours ouvrables pour décider sur la licence.
Combien coûtent les démarches officielles ?+
L’examen du gestionnaire coûte 50 euros, la demande de certificat d’accès à la profession est gratuite et la commune peut demander jusqu’à 500 euros par an pour une licence. L’inscription à la BCE, le certificat de chauffeur et les frais de véhicule, d’assurance et de contrôle s’ajoutent.
Un taxi de rue doit-il avoir un taximètre ?+
La réglementation distingue le taxi de station, équipé d’un taximètre ou d’un équipement agréé et d’une enseigne de toit, du taxi de rue, exploité exclusivement au moyen d’un service d’intermédiation électronique agréé. Le type de service doit être choisi dans la demande de licence.
La feuille de route peut-elle être entièrement électronique ?+
Oui. Depuis le 1er décembre 2024, la réglementation wallonne prévoit une feuille de route journalière électronique si elle reprend les indications du modèle officiel et reste consultable en tout temps. Les feuilles doivent être conservées au siège pendant au moins trois ans.
Sources officielles consultées
Informations vérifiées le 23 août 2026. Les démarches et redevances peuvent évoluer. Contrôlez toujours la version en vigueur et le règlement de votre commune.
Ce guide informe à partir de sources administratives. Il ne constitue ni un conseil juridique ou fiscal, ni une garantie d’obtention d’une licence. Pour une question sectorielle, contactez la Cellule Taxis du SPW à taxis@spw.wallonie.be.